Corentin est un pigeon que j'avais repéré il y a environs deux semaines
mais que je n'ai jamais réussi à faire approcher. Ce matin un très grand
nombre de pigeons s'était réuni pour manger les bouts de pains secs
jetés par le boulanger. Corentin était de la partie, mais n'approchait
toujours pas. J'ai tenté de l'attraper en restant debout mais je n'ai
pas eu d'occasions pour le saisir. J'ai acheté une baguette de pain car
je n'avais pas de graines et ai jeté des petits bouts. Malgré la
présence du pain dur, les pigeons ont préféré les morceaux tendres que
je leur donnais. Corentin a commencé à s'approcher mais s'est envolé
plusieurs fois à cause des balais de piétons et machines de nettoyage.
Je l'ai suivi sur quatre zones différentes, ai jeté du pain et pour une
raison inconnue il s'est finalement décidé à venir chercher la
nourriture à mes pieds. J'en ai donc profité pour le saisir. Le pauvre
avait les pattes liées par un fil à viande et ne faisait pas un pas sans
trébucher. J'ai
ramené l'oiseau sur mon lieu de travail et lui ai donné un bain
anti-septique avant de lui retirer l'entrave. Il perdu la phalange
nécrosée, le fil avait cisaillé la chaire jusqu'à l'os, qui avait lui
aussi pourri et était devenu mou. Il n'y a pas de plaie, juste quelques
croûtes qui sont parties après avoir été ramollies. Je pourrai peut-être
le libérer dimanche. En attendant, il se remet de ses émotions en cage avec un bon repas.
Dimanche 14 avril : Ce matin, Corentin avait mal à la
patte et la gardait en l'air, il s'est peut-être fait mal en volant à
l’intérieur de la cage. J'ai inspecté la zone qui est gonflée, sans
plus. Certains pigeons sur le blog ont les pattes et le croupion
souillés de fientes. Il ne s'agit pas d'un manque de propreté de ma
part, mais plus un manque d’hygiène de la leur. Certains oiseaux sont
affreusement sales, ils font leurs besoins à l'endroit même où ils se
couchent et non à l'extérieur de cette zone, comme Corentin, ils
finissent donc dans cet état. Il n'y a malheureusement rien à faire si
ce n'est nettoyer et changer le journal autant que besoin. Il est trop
tôt pour libérer le pigeon, je vais le gardait encore quelques jour.
Jeudi 18 avril :
Corentin ne boitait plus, je suis donc allé le libérer. Il a eu la
bonne idée d’atterrir sur le pauvre pigeon noir à gauche, manquant tous
les deux de tomber de la corniche...