Pigeonneau que je n'ai pas attrapé moi-même mais que j'ai pris en charge. Il a été capturé car il boitait beaucoup. Je l'ai emmené chez le vétérinaire pour le faire examiner ainsi que les protubérances qu'il avait aux doigts. Le diagnostique a été : os cassé puis ressoudé comme il pouvait et pustules aux doigts. Il est donc sous anti-biotique pendant deux semaines. Il a également reçu une bonne dose d'anti-parasite car il était couvert de poux. Je l'ai vu se déplacer en cage, il semble avoir beaucoup de mal à marcher. Il faudra que je l'observe pour voir s'il est libérable ou non.
Mardi 8 octobre : Doli a été examiné par le vétérinaire aviaire. Ses pustules sont soit une infection de la peau, soit un problème d'arthrite car elles se situent sur les articulations, soit la variole. Pour le moment, il prend un médicament pour traiter les affections de la peau. S'il n'y a pas d'amélioration, il faudra faire des analyses et envisager l'euthanasie en cas de variole. En plus de son traitement, je dois lui désinfecter les pattes deux fois par jour.
Lundi 14 octobre : Les pustules de Doli n'ont pas disparu mais d'autres ne sont pas apparues. En regardant les photos précédentes, je me rends compte qu'il en y a une petite à côté d'une grosse au niveau d'une articulation. Je commence donc à me demander sérieusement s'il ne s'agirait pas d'un autre cas de variole... Quoiqu'il en soit, je vais au bout du traitement et rappellerai le vétérinaire pour avoir son avis et savoir quoi faire pour le pauvre Doli. Voilà un moment qu'il est en cage, il s'impatiente et commence à faire l'appel du nid, malheureusement il doit rester confiner.
Mercredi 23 octobre : J'avais pris rendez-vous mardi matin chez le vétérinaire aviaire pour faire examiner une dernière fois Doli. Manque de chance, je n'ai pas réussi à me réveiller, j'ai donc rappelé la clinique pour m'excuser et reprendre rendez-vous. Je me suis présenté le lendemain matin à la clinique avec l'oiseau et mon perroquet que je voulais faire pucer.
Il y a deux vétérinaires aviaires dans cette clinique, un homme et une femme. La première fois, Doli a été examiné par la dame mais aujourd'hui, ça a été le monsieur. Je lui ai fait un topo sur la situation du pigeon et lui ai dit que les pustules n'étaient pas parties. Le vétérinaire me regarde et me demande "Où sont-elles ? Je ne les vois pas". Je lui réponds qu'elle sont sur les articulations de la patte. Il me rétorque qu'il n'y n'en voit aucune. Je me lève et me dirige vers la table d'examination en demandant "Comment ça, il n'y en a plus ?". Je regarde la patte du pigeon et il n'y avait plus une seule pustules. Il restait à la place de chacun d'elle une petit rond de peau rose clair. Me voyant incrédule, le vétérinaire me dit que le système immunitaire du pigeon a repoussé la maladie et les symptômes sont partis avec l'aide des médicament et des bains de pattes. Il me demande si le pigeon est en pleine forme, je lui réponds que oui, qu'il mange, boit et vole. Il conclue donc que le pigeon va bien.
J'ai demandé s'il fallait l'euthanasier et il m'a répondu sans hésiter "ha non, sûrement pas". J'ai eu un petit flottement et lui ai expliqué que sa collègue, qui avait vu Doli et les autres contaminés, m'avait dit que les pigeons restaient porteurs de la maladie, même si les symptômes disparaissaient, et qu'il pouvaient par conséquent contaminer les autres oiseaux. Le docteur m'a répondu alors que c'était vrai, mais que d'un point de vue épidémiologique, la pathologie, le virus, sont présents de partout, qu'éliminer deux ou trois pigeons malades ne changerait rien pour les autres et ne freinerait pas la contagion. C'est comme les maladies chez l'homme, les individus transportent énormément de virus, microbes plus ou moins virulents, les transmettent à tous les gens qu'ils croisent mais ça ne veut pas dire qu'ils seront tous malades car le système immunitaire fera son travail. C'est pareille avec la variole du pigeon.
Il a ajouté que l'euthanasie ne devait être faite que sur les individus très touchés, comme Zira ou certains oiseaux ayant la face "mangée" par des pustules. Je lui ai dit que j'étais un peu choqué car sa collègue m'avait dit qu'il valait mieux les euthanasier. Il a conclu en disant gentiment "j’aurai une petite conversation avec elle". Même maintenant, en y rependant, je reste troublé par ces deux sons de cloches. Je ne sais pas trop quoi penser... Le monsieur reste quand même le plus compétent en ce qui concerne les oiseaux, c'est un grand spécialiste aviaire, reconnu par ses pairs, donc à priori je devrais lui faire confiance...
Doli est donc revenu à la maison. Je le garde tout de même en isolation. Je ne suis même pas sûr qu'il soit libérable car sa patte s'est ressoudée de travers, vers l'intérieur. Il lui arrive donc de trébucher en marchant car il accroche la patte de travers sur l'autre. Je vais l'observer un peu et prendrai une décision plus tard. Ce pigeon a eu énormément de chance car mardi, j'avais rendez-vous avec la dame qui aurait confirmé l'euthanasie. Doli va très bien, il mange, boit, vole, explore la pièce où il est et commence l'appel du nid. J'ai croisé une amie en attendant le bus qui connaissait le cas du pigeon, et m'a dit avant de partir "peut-être qu'il y aura un miracle". Je lui ai répondu qu'à ce stade là, je n'y croyais plus du tout, et pourtant...
Samedi 26 octobre : Doli a été libéré sur une grande propriété où des tourterelles et des pigeons ramiers viennent se nourrir. À quelques rues de là, un petit groupe de pigeons a élu domicile afin de manger les graines données à des animaux de ferme. Je l'ai mis sur la main, il a lâché une belle fiente au creux de ma paume avant de s'envoler dans un arbre. Doli a eu énormément de chance, il est toujours en vie après avoir frôlé la mort et survécu parce que je n'ai pas pu me réveiller pour le rendez-vous chez le vétérinaire mardi... La vie tient à tellement peu de chose des fois. J'espère que Doli vivra longtemps et en bon état. Ce fût un cas particulière éprouvant.
Lundi 14 octobre : Les pustules de Doli n'ont pas disparu mais d'autres ne sont pas apparues. En regardant les photos précédentes, je me rends compte qu'il en y a une petite à côté d'une grosse au niveau d'une articulation. Je commence donc à me demander sérieusement s'il ne s'agirait pas d'un autre cas de variole... Quoiqu'il en soit, je vais au bout du traitement et rappellerai le vétérinaire pour avoir son avis et savoir quoi faire pour le pauvre Doli. Voilà un moment qu'il est en cage, il s'impatiente et commence à faire l'appel du nid, malheureusement il doit rester confiner.
Mercredi 23 octobre : J'avais pris rendez-vous mardi matin chez le vétérinaire aviaire pour faire examiner une dernière fois Doli. Manque de chance, je n'ai pas réussi à me réveiller, j'ai donc rappelé la clinique pour m'excuser et reprendre rendez-vous. Je me suis présenté le lendemain matin à la clinique avec l'oiseau et mon perroquet que je voulais faire pucer.
Il y a deux vétérinaires aviaires dans cette clinique, un homme et une femme. La première fois, Doli a été examiné par la dame mais aujourd'hui, ça a été le monsieur. Je lui ai fait un topo sur la situation du pigeon et lui ai dit que les pustules n'étaient pas parties. Le vétérinaire me regarde et me demande "Où sont-elles ? Je ne les vois pas". Je lui réponds qu'elle sont sur les articulations de la patte. Il me rétorque qu'il n'y n'en voit aucune. Je me lève et me dirige vers la table d'examination en demandant "Comment ça, il n'y en a plus ?". Je regarde la patte du pigeon et il n'y avait plus une seule pustules. Il restait à la place de chacun d'elle une petit rond de peau rose clair. Me voyant incrédule, le vétérinaire me dit que le système immunitaire du pigeon a repoussé la maladie et les symptômes sont partis avec l'aide des médicament et des bains de pattes. Il me demande si le pigeon est en pleine forme, je lui réponds que oui, qu'il mange, boit et vole. Il conclue donc que le pigeon va bien.
J'ai demandé s'il fallait l'euthanasier et il m'a répondu sans hésiter "ha non, sûrement pas". J'ai eu un petit flottement et lui ai expliqué que sa collègue, qui avait vu Doli et les autres contaminés, m'avait dit que les pigeons restaient porteurs de la maladie, même si les symptômes disparaissaient, et qu'il pouvaient par conséquent contaminer les autres oiseaux. Le docteur m'a répondu alors que c'était vrai, mais que d'un point de vue épidémiologique, la pathologie, le virus, sont présents de partout, qu'éliminer deux ou trois pigeons malades ne changerait rien pour les autres et ne freinerait pas la contagion. C'est comme les maladies chez l'homme, les individus transportent énormément de virus, microbes plus ou moins virulents, les transmettent à tous les gens qu'ils croisent mais ça ne veut pas dire qu'ils seront tous malades car le système immunitaire fera son travail. C'est pareille avec la variole du pigeon.
Il a ajouté que l'euthanasie ne devait être faite que sur les individus très touchés, comme Zira ou certains oiseaux ayant la face "mangée" par des pustules. Je lui ai dit que j'étais un peu choqué car sa collègue m'avait dit qu'il valait mieux les euthanasier. Il a conclu en disant gentiment "j’aurai une petite conversation avec elle". Même maintenant, en y rependant, je reste troublé par ces deux sons de cloches. Je ne sais pas trop quoi penser... Le monsieur reste quand même le plus compétent en ce qui concerne les oiseaux, c'est un grand spécialiste aviaire, reconnu par ses pairs, donc à priori je devrais lui faire confiance...
Doli est donc revenu à la maison. Je le garde tout de même en isolation. Je ne suis même pas sûr qu'il soit libérable car sa patte s'est ressoudée de travers, vers l'intérieur. Il lui arrive donc de trébucher en marchant car il accroche la patte de travers sur l'autre. Je vais l'observer un peu et prendrai une décision plus tard. Ce pigeon a eu énormément de chance car mardi, j'avais rendez-vous avec la dame qui aurait confirmé l'euthanasie. Doli va très bien, il mange, boit, vole, explore la pièce où il est et commence l'appel du nid. J'ai croisé une amie en attendant le bus qui connaissait le cas du pigeon, et m'a dit avant de partir "peut-être qu'il y aura un miracle". Je lui ai répondu qu'à ce stade là, je n'y croyais plus du tout, et pourtant...
Samedi 26 octobre : Doli a été libéré sur une grande propriété où des tourterelles et des pigeons ramiers viennent se nourrir. À quelques rues de là, un petit groupe de pigeons a élu domicile afin de manger les graines données à des animaux de ferme. Je l'ai mis sur la main, il a lâché une belle fiente au creux de ma paume avant de s'envoler dans un arbre. Doli a eu énormément de chance, il est toujours en vie après avoir frôlé la mort et survécu parce que je n'ai pas pu me réveiller pour le rendez-vous chez le vétérinaire mardi... La vie tient à tellement peu de chose des fois. J'espère que Doli vivra longtemps et en bon état. Ce fût un cas particulière éprouvant.