Pigeon attrapé dans un premier temps pour enlever les cheveux qu'il avait aux pattes. Une fois l'opération terminée, j'ai regardé l'oiseau un petit moment entre mes mains et l'ai trouvé fatigué. Je n'ai pas voulu prendre de risques et l'ai ramené à la maison. Je l'ai libéré dans une pièce car toutes les cages sur place étaient prises, le pauvre s'est jeté sur les graines qui avaient valsé des cages, puis il s'est couché pour se reposer. Son cas est très similaire à celui de Freddy, sauf que là, l'oiseau va en plus perdre des doigts.
Vendredi 7 février : Ce matin, Bouteille dormait tranquillement. Lorsque j'ai voulu l'attraper, je lui ai accidentellement arraché les plumes de la queue. Je l'ai mis en cage avec eau et nourriture afin de le requinquer.
Mercredi 19 février : Bouteille est beaucoup moins fatigué qu'à son arrivée. Il va tout de même rester en cage encore quelques jours.
Mardi 25 février : Bouteille est beaucoup moins fatigué mais a toujours mal à la patte. Je suspecte aussi une teigne car les plumes collées sur sa tête me font furieusement penser à celles de Damien, dans une moindre mesure. Je vais donc le mettre sous Itrafungol au cas où.
Lundi 9 mars : Bouteille faisait de grands mouvements de tête, d'avant en arrière et sur les côtés. Il faisait déjà ça lorsque j'avais déplacé la cage sur une étagère jeudi matin. J'ai eu peur de la maladie de Newcastle ou autre, mais j'ai mis la cage dans un autre endroit et le pigeon a arrêté ces mouvements étranges. Je l'ai remis sur une étagère, et rebelote, mouvements de tête. Monsieur n'apprécie pas d'avoir des choses au dessus la tête, cela le stresse. Je vais donc laisser la cage au sol avec rien au dessus. Je l'ai également libéré dans une pièce ce matin afin qu'il se dégourdisse les ailes. Il bien apprécié de pouvoir voler.
Samedi 14 mars : Bouteille va toujours bien. L'aspect des plumes s'améliore. Il supporte difficile l'enfermement, je le sors donc souvent. C'est un oiseau très curieux, qui adore explorer les moindres recoins de la pièce et qui n'est pas spécialement farouche.
Mercredi 1er avril : Bouteille est au mieux de sa forme. Rien à voir avec le pigeon épuisé arrivé à la maison. Les plumes sur sa tête ont presque retrouvé un aspect normal. Je l'ai laissé en liberté dans mon studio, c'est un oiseau très sage et très curieux. Il s'agit à priori d'un mâle car il a fait la cour à Spitz et fait des appels de nid très rauque. Je pense le garder encore un peu afin de vérifier qu'il ne fasse pas une rechute, et le libérerai.
Vendredi 3 avril : Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Bouteille. J'avais mentionné le fait qu'il mettait la tête sur le côté pour regarder en l'air, puis ne l'avais plus vu faire ça. Depuis que je l'ai mis en liberté en intérieur, les symptômes se sont aggravés, je vous laisse juger avec la vidéo. Je pense qu'il s'agit de la PMV et vais le mettre sous vitamines pendant quelques jours, si pas de changements, j'irai chez le vétérinaire. En attendant, il reste en liberté dans une pièce.
Mardi 14 avril : Aujourd'hui j'avais rendez-vous chez le vétérinaire. Je me suis levé vers six heures du matin afin de prendre le bus vers sept heures et être devant la gare à huit heures pour récupérer une tourterelle et un pigeon malade. Je ne pouvais pas prendre le panier compartimenté pour les transporter car au moins deux des oiseaux étaient contagieux. J'ai donc mis deux caisses de transport l'une sur l'autre fixées sur l'armature d'une charrette à l'aide de tendeurs. J'ai mis Bouteille dans celle du bas et mon perroquet dans celle du haut. J'ai également pris une troisième caisse que j'ai transportée dans la main gauche, et mis un petite cage dans un glacière à large lanières afin de la transporter sous le bras. Autant dire que j'étais bien chargé. Je me suis rendu au bus et une fois à l'intérieur, j'ai senti une odeur horrible de crotte de chien. J'ai cherché l'origine d'abord sous mes chaussures, puis chez mes voisins, et je me suis rendu compte que j'avais roulé dans une bouse... Depuis qu'un lotissement a été construit près de mon lieu de travail, il y a beaucoup de gens avec des chiens qui ne ramassent jamais les déjections. Résultat, ils prennent tous les même chemin qui est un vrai champ de mine.
Le voyage s'est bien passé, j'ai nettoyé la déjection et suis allé à la gare afin de rencontrer S qui m'a remis le pigeon Noaï et la petite tourterelle Mimi. Je suis ensuite rentré chez moi car la rendez-vous n'était qu'enfin d'après-midi. J'ai ensuite prix le bus et quarante minutes plus tard, j'étais arrivée à bon port. À cause du virus, j'ai dû attendre dehors. Plusieurs personnes sont venues et on voulu acheter des croquettes mais les employés leur ont dit qu'il fallait prendre rendez-vous afin qu'il n'y ai qu'une personne à la fois à l’intérieur et plusieurs personnes sont repartis dépitées. J'ai attendu un peu à l'extérieur et joué avec le chat handicapé de la clinique qui jouait dans les feuilles. Le vétérinaire est sorti, je lui ai donné mon perroquet Rio et Bouteille. Il n'a rien remarqué d'inhabituel chez Rio qui a tout de même été mis sous anti-biotique, au cas où. Quant à Bouteille, il a dit qu'il était libérable tant qu'il parvenait à se nourrir seul. J'ai eu un gros doute là dessus mais je n'ai pas voulu discuter alors j'ai laissé passer et lui ai donné la tourterelle et le pigeon avec la trichomonose.
Une fois rentré à la maison, Bouteille a été laissé libre. Il se sent très seul et a plusieurs fois fait l'appel du nid. Je lui ai mis un miroir pour essayer d’atténuer sa solitude. Il a roucoulé un peu en se voyant, puis a passé une bonne partie de son temps couché juste devant. Je ne pense absolument pas qu'il soit libérable et ne sais pas vraiment quoi faire de lui. Je ne souhaite pas prendre le risque de le mettre avec mes oiseaux en volière pour le moment. Je vais donc réfléchir, demander conseils et aviserai ensuite.
Jeudi 16 avril : Ce matin j'ai été réveillé par des battements d'ailes. J'ai cru que Bouteille était en train de se dégourdir les ailes comme le font souvent les pigeons, mais en me levant je l'ai trouvé sur le côté en train de se débattre. Il n'arrivait plus à se lever. Une fois sur ses deux pattes, il s'est mis à tourner en rond à reculons. Il s'est également cogné plusieurs fois contre les murs et avait le cou qui se tordait affreusement, je voyais bien qu'il souffrait. J'ai donc passé un coup de téléphone au vétérinaire pour savoir si je pouvais leur déposer euthanasie. Je me suis donc rendu au cabinet en début d'après-midi et l'y ai déposé.