Aujourd'hui j'avais rendez-vous chez le
vétérinaire. Je me suis levé vers six heures du matin afin de prendre le
bus vers sept heures et être devant la gare à huit heures pour
récupérer une tourterelle et un pigeon malade. Je ne pouvais pas prendre
le panier compartimenté pour les transporter car au moins deux des
oiseaux étaient contagieux. J'ai donc mis deux caisses de transport
l'une sur l'autre fixées sur l'armature d'une charrette à l'aide de
tendeurs. J'ai mis Bouteille dans celle du bas et mon perroquet dans
celle du haut. J'ai également pris une troisième caisse que j'ai
transportée dans la main gauche, et mis un petite cage dans un glacière à
large lanières afin de la transporter sous le bras. Autant dire que
j'étais bien chargé. Je me suis rendu au bus et une fois à l'intérieur,
j'ai senti une odeur horrible de crotte de chien. J'ai cherché l'origine
d'abord sous mes chaussures, puis chez mes voisins, et je me suis rendu
compte que j'avais roulé dans une bouse... Depuis qu'un lotissement a
été construit près de mon lieu de travail, il y a beaucoup de gens avec
des chiens qui ne ramassent jamais les déjections. Résultat, ils
prennent tous les même chemin qui est un vrai champ de mine.
Le voyage s'est bien passé, j'ai nettoyé la déjection et suis allé à la
gare afin de rencontrer S qui m'a remis le pigeon Noaï et la petite
tourterelle Mimi afin que je les emmène chez le vétérinaire en même temps que mon perroquet et Bouteille. J'ai été affreusement choqué de voir l'état de ce pauvre oiseau. Ses pattes étaient paralysées, sont bec complètement mou, courbée vers le bas, comme en train de fondre. Elle avait des difficultés à respirer et les articulation de ses ailes semblaient aller dans tous les sens. Dès que j'ai vu Mimi, je me suis dit qu'elle serait euthanasiée.
En attendant l'heure du rendez-vous, il a fallu que la mette dans un grand espace car elle restait les ailes complètement déployées. Elle avait des spasmes, c'était terrible à voir. Une fois arrivé devant la cabinet vétérinaire, je lui ai remis la petite caisse de transport avec la tourterelle. Il l'a à peine regardée et m'a dit que vu l'état, il n'y aurait sans doute rien à faire. Il est revenu quelques minutes plus tard pour me dire qu'il n'y avait effectivement rien à faire car elle avait le cerveau attaqué par un virus. Il avait déjà eu des cas comme celui-là. J'étais sûr que ça finirait comme ça, j'ai donc dit d'accord pour l'euthanasie sachant que S m'avait dit de prendre la meilleure solution dans l'intérêt de l'oiseau.