[À la maison] - Amandine, pigeonne sans queue et en sursis ?
Pigeonne attrapée en même qu'Enguerrand. La capture a été assez longue et pénible à cause d'un mistral bien froid. J'avais repéré deux autres pigeons blessés, mais j'ai pris les deux qui s’approchaient le plus rapidement, je ne voulais pas tomber malade. L'un d'eux était donc Amandine, une patte blessée et sans queue, probablement le fait d'un goéland. Arrivé à la maison, je me suis souvenu que électricité avait été coupée à cause des travaux au bas de l'immeuble. La pièce était très sombre, je ne voyais presque rien et, comble de mal chance, même pas d'eau chaude pour faire un bain anti-septique. J'ai cru au début que la patte d'Amandine était en train de totalement nécroser, mais en voyant les photos, je n'en suis plus tout à fait sûr... Je n'avais pas le temps de l'emmener chez vétérinaire, je vais attendre jeudi, et voir proprement à la lumière l'état de sa patte. En fonction de ça, j'aviserai quoi faire. En attendant, j'ai tout de même désinfecté la zone et laissé la pigeonne au chaud, en cage, avec eau et nourriture. Je suis étonnée de ce qu'elle est calme. Elle reste soit parterre, soit sur la petite plateforme et regarde un peu partout sans paniquer.
Jeudi 13 décembre : L'électricité étant revenue, j'ai pu inspecter la patte d'Amandine.
Il n'y a malheureusement rien que je puisse faire, la patte entière est
en train de nécroser, je pense que l'amputation est la seule chose à
faire. Je vais me rendre chez le vétérinaire un peu plus tard, voir
s'il y a quelque chose à faire et combien cela coûterai..
Après-midi : Avant d'aller chez le vétérinaire, j'ai rencontré la dame pour qui j'avais attrapé Loki et qui avait fait un don au profit des pigeons que je récupère. J'ai eu droit à un autre don au profit d'Amandine cette fois, merci beaucoup ! Après la rencontre, je suis parti seul chez le vétérinaire. Il était seulement treize heures trente et le cabinet n'ouvrait qu'une demi-heure plus tard, j'ai donc attendu dehors au froid en compagnie d'une dame et de son vieux Jack Russel en surpoids. Pendant que nous attendions, j'ai levé la tête et vu un pauvre canaris mâle dans une toute petite cage, laissé aux quatre vents sur un balcon. Ça m'a mis en colère, je suis donc allé sonner à l'interphone au nom que je pensait être le bon, mais je me suis trompé. C'est une dame habitant l'étage du dessus qui a répondu, je lui ai demandé si elle habitait le second mais m'a répondu que non. Je lui ai alors demandé si elle pouvait m'ouvrir... et elle l'a fait, sans demander d'explications. Je suis donc allé au deuxième étage et ai sonné à la porte du bon appartement. J'ai sonné, sonné et encore sonné mais personne n'a répondu. Je pouvais pourtant entendre la télé et quelqu'un trainer les pieds derrière la porte. Si j'avais eu du papier et un stylo, j'aurai laissé un mot mais je n'avais rien de ça... Je suis donc reparti dépité.
Entre temps le cabinet avait ouvert, la dame au Jack Russel avait veillé sur le pigeon et mes affaires que j'avais laissés derrière moi... Pour la remercier, je l'ai laissé passer avant moi. Je n'ai finalement pas attendu longtemps, car dix minutes plus tard le docteur est venu me chercher. Le vétérinaire a examiné Amandine, je lui ai expliqué qu'il y avait des fils pourris qui partaient par petits bouts mais que je n'avais pas osé gratter plus loin de peur d'atteindre l'os et de faire saigner l'oiseau abondamment. Il a donc décidé d'endormir le pigeon et de gratter lui-même pour voir s'il s'agissait du fil ou de la croûte qui compressait la zone. L’assistante vétérinaire a fait un garrot à l'aide d'un élastique pour éviter que le pigeon ne saigne trop et le grattage a commencé. Il s'est avéré qu'il n'y avait plus de fils et que c'est la croûte elle-même qui empêchait la libre circulation du sang. La patte était fichue et il n'y avait qu'une chose à faire : amputer. J'ai dit au docteur qu'il me fallait un devis et qu'en fonction du prix, je paierai mais que si le coût était trop élevé, il faudrait euthanasier l'oiseau. Le don de la dame a été une vraie bénédiction, il a concrètement payé les deux tiers de la facture. L'opération a durée une petite heure que j'ai passé en salle d'attente. Une fois le pigeon réveillé, le docteur m'a expliqué le traitement a administrer et je suis reparti avec Amandine. Au moment où j'écris ces lignes, elle reste couchée, est fatiguée mais a mangé. Elle va prendre un anti-biotique et un anti-inflammatoire pendant environ une semaine.
Dimanche 16 décembre : J'ai pris Amandine sur mon lieu de travail afin de pouvoir lui administrer son traitement. J'ai désinfecté de fond en comble la cage où était Ludwig, et je l'y ai mise. Elle se remet bien de l'opération, commence à marcher et appréhender sa patte manquante. Je pense la garder peut-être tout l'hiver pour qu'elle puisse parfaitement maîtriser la marche dans son état.
18 décembre 2018 : Il a fallu changer le pansement d'Amandine. Le vétérinaire m'avait dit soit vous vous sentez de le faire vous-même, soit vous passez et je m'en occupe. J'ai donc voulu le faire moi-même, mais la pigeonne "hurlait" de peur alors que je commençais à peine à couper le bord de la bande... Si une telle situation se reproduit, j'irai chez le vétérinaire pour le faire enlever et éviter un traumatisme supplémentaire à l'oiseau. J'ai nettoyé la suture, séché la zone et mis un nouveau pansement. Quant aux points, ils se désagrègeront tous seuls.
Samedi 22 décembre : Amandine (gauche) s'impatientait en cage, je l'ai donc libérée. Elle a perdu son pansement mais les points ont tenus et il n'y aucune plaie. Elle a annexé la gauche de l'étagère qui appartenait à Ludwig (droite) et la garde farouchement. Je garde Ludwig, bien qu'il soit guéri, afin de lui tenir compagnie.
Mercredi 26 décembre : Je ne trouvais plus Amandine...
J'ai cherché un long moment, sous les meubles, entre les meubles, sous la
couette, sous les couvertures... mais rien. J'ai pris peur en pensant
qu'elle aurait pu s'échapper, mais les fenêtres étaient fermées d'une
telle façon que ça aurait été impossible. Puis je l'ai retrouvée,
coincée dans la poubelle :
Lundi 31 décembre : Amandine continue sa convalescence.
Jeudi 3 janvier : Amandine commence à s'habituer à son état. Elle a finalement élu domicile sur l'étagère du bas, alors que Ludwig a annexé celle du haut. Il lui arrive de prendre une fiente sur la tête que son voisin du dessus lâche avec gentillesse, d'où le blanc sur son front.
Mardi 8 janvier : Amandine (pigeon du fond) commence à marcher au sol malgré sa patte manquante. Elle a un sacré caractère et ne se laisse pas faire par les deux autres.
Mercredi 23 janvier : Amandine possède maintenant un joli moignon. La peau y est encore fine, elle s'épaissira au fil du temps et sera moins sensible ce qui rendra la marche moins pénible.
Jeudi 21 février : Amandine va bien et la cohabitation avec Regan se passe tout aussi bien. Ils aiment passer la matinée allongés sur le dossier du canapé que je n'utilise jamais afin de prendre un peu le soleil. Le soir venu, ils vont à l'autre bout de la pièce afin de profiter des derniers rayons de soleil qui passent par la fenêtre.
Bonne nouvelle, si j'ose dire, Amandine et Regan se sont mis en couple. Afin de rendre les mises à jour plus faciles pour ces deux là, j'ai décidé de les regrouper sur un même article. La mise en couple s'est faite faute de mieux car les hormones ont toujours le dernier mot. Il ne s'agit du grand Amour comme j'ai pu le voir chez certains couples, mais la cohabitation se passe bien. Amandine aime beaucoup réclamer la becquée mais lorsque Regan se couche et roucoule afin de lui réclamer des mamours, madame l'ignore le trois quart du temps. Il leur arrive tout de même d'avoir des moments de tendresse mais sans plus. Je me faisais du soucis pour Regan car ce dernier roucoulait énormément pour appeler une femelle, et rien n'est pire qu'un pigeon mâle en rute qui appelle désespérément une partenaire. Les roucoulement roques sont terribles et la frustration sexuelle l'est d'autant plus pour l'oiseau. Quoiqu'il
en soit, les choses vont bien pour le moment, même si le couple reste
en sursis car ayant déjà un couple de pigeons, je ne pourrai pas me
permettre d'en adopter un second à la maison. Le jour où je perds
mon travail et le logement fourni, je serai obligé de les faire
euthanasier...
Mardi 5 mars : Le couple semble finalement heureux. Ils se font des papouilles mutuelles, se donnent la becquée plusieurs fois par jour et... s'accouplent. Ils vont finir par nidifier et pondre, il va falloir que je me procure une paire de faux œufs supplémentaires. Je ne m'attendais pas à ce que la relation évolue aussi positivement en repensant à la façon dont ils se traitaient l'un l'autre au début. Regan est très demandeur de papouilles dans le cou, il lui arrive de faire basculer Amandine qui tombe sur le côté à cause de sa patte manquante lorsqu'il l'a sollicite du bec pour réclamer.
Jeudi 14 mars : Amandine et Regan continuent leur vie tranquille. Ils sont extrêmement territoriaux et ne supportent absolument pas la présence de Léry en liberté dans le studio, même si celle-ci se trouve à l'autre bout de la pièce. Les choses ne se passent guère mieux avec Amira qui s'est faufilée de la salle de bain et s'est retrouvée avec eux. En voyant le cliché plus bas, je me suis rendu compte à quel point la patte droite de Régan est mutilée. Il boitait à cause de la patte gauche qui lui faisait mal, la droite ne semblait pas lui poser problème bien qu'elle soit complètement raide. Monsieur marche décemment mais n'est clairement pas libérable dans cet état. Cela ne l'empêche pas de profiter des plaisirs simples de la vie : sa femelle, manger, dormir et prendre des bains de soleil.
Quant à Amandine, elle semble se satisfaire de son mâle. Celui-ci est extrêmement demandeur de papouilles, il la suit de partout et se couche devant elle en émettant ce roucoulement particulier que font les mâles en demande de contact physique. Amandine s'est faite à l’absence de patte bien qu'il lui arrive toujours de se gratter la tête avec le membre qui n’existe plus. Je vais aller ramasser quelques brindilles qui feront plaisir au couple pour la nidification.
Jeudi 21 mars : J'ai filmé Amandine et Regan en plein rituel nuptial. Comme vous pouvez le voir, le mâle a un peu de mal pour grimper sur le dos de sa pauvre femelle à cause de ses blessure aux pattes. J'ai également filmé Amandine en train de se "gratter" avec son membre fantôme :
Vendredi 29 mars :
J'avais remarqué que Regan boitait plus que d'habitude, je l'ai donc
attrapé afin de voir ce qui n'allait pas. Il se trouve que le doigt de
gauche était en train de se détacher, et a fini par se détacher entre
mes mains. Le pigeon s'est mis à saigner abondamment, j'ai nettoyé la
zone et fait pression sur la plaie le temps que le saignement s'arrête.
J'aurai aimé l'emmener chez le vétérinaire mais impossible car je
travaille jusqu'à vingt et une heure... J'ai appelé la clinique pour
demander un rendez-vous demain matin. La secrétaire a été... sèche. Je
lui ai dit que mon pigeon était blessé à la patte, qu'il y avait urgence
mais que je ne pouvais pas venir maintenant car je travaillais. Elle
m'a alors répondu "dans ce cas c'est qu'il n'y a pas urgence". Je
lui ai répondu que si, que j'avais l'habitude des pigeons blessés et
que celui-ci avait vraiment besoin d'être vu par un vétérinaire le plus
tôt possible. Elle me dit alors de venir l'après-midi (cette tranche
horaire est sans rendez-vous), mais impossible car je travaille. Je lui
demande donc un rendez-vous le matin, en urgence, car le samedi est un
jour d’affluence donc souvent plein. Elle me répond que je n'ai qu'à
passer, laisser l'oiseau quand je peux et qu'il s'en occuperont. Je dis
non car il s'agit d'un pigeon de compagnie, je paye les soins et veux le
récupérer. Elle me redit alors de passer demain matin et que s'il y a
un moment, un vétérinaire verra le pigeon... J'ai été assez outré par la
façon dont cette dame m'a parlé. En attendant, j'ai donné un
anti-biotique et un anti-douleur à l'oiseau. Je l'ai mis sous la
poubelle
afin de ne pas avoir à lui courir après demain. Je suis un peu inquiet
mais je pense qu'il passera la nuit. La première photo est la patte
prise le 6 janvier, et celle avec la patte ensanglantée a été prise
aujourd’hui :
Samedi 30 mars : Je me suis levé aux aurores, Regan était toujours sous sa corbeille et roucoulait de tristesse pour appeler sa femelle. J'ai appelé la clinique vétérinaire à son ouverture afin de confirmer le fait que je pouvais passer sans rendez-vous le matin même pour faire examiner le pigeon. Après quatre appels restés sans réponse, la secrétaire répond et me dit de passer vers neuf heures et demie, sans réelle garantie qu'un vétérinaire pourra voir l'animal. Pas un problème pour moi, je veux tenter le coup et file prendre le bus. Sur le chemin, Regan était très fatigué, probablement à cause du sang perdu. Il s'est couché plusieurs fois dans sa cage de transport et somnolait. Je suis arrivé à la clinique et ai attendu une dizaine de minutes au comptoir, la secrétaire, qui est aussi assistante vétérinaire, était très occupée à prodiguer des soins aux animaux gardés sur place, en plus de ceux qui venaient pour un changement de pansement. Pas étonnant que j'avais dû attendre autant au téléphone. Bref, Regan a été enregistré, puis je suis allé m’asseoir pour attendre mon tour.
Au bout d'une demi-heure le docteur est venu me chercher. Il a examiné le pigeon pendant que je tenais l'oiseau. Il a été choqué par la patte pleine de boursouflures, ainsi que par la taille de la plaie. Il a désinfecté la zone, m'a dit que dans un premier temps il allait mettre l'oiseau sous anti-biotique pendant huit jours et voir comment la plaie évolue. Si cette dernière cicatrise bien, l'oiseau sera remis. Si elle ne cicatrise pas, il faudra alors amputer le pigeon. Il a ajouté qu'amputer uniquement la patte (le "pied" lui-même) serait très difficile car les boursouflures ne permettraient pas une bonne vision de l'intérieur donc le médecin pourrait toucher une artère. Si Regan va jusqu'en chirurgie, il faudra peut-être l'amputer au même niveau que sa femelle. J'ai remercié le vétérinaire de m'avoir pris sans rendez-vous et suis rentré. Regan a commencé à s'exciter lorsque je suis rentré dans le studio, je l'ai libéré et monsieur est allé rejoindre sa femelle qu'il l'a gratifié de quelques mouvements de tête signifiant bienvenu. Il s'est ensuite littéralement avachi à ses pieds en roucoulant bruyamment pour se faire câliner, ce qu'a fait Amandine avec plaisir.
Lundi 1er avril : Le vétérinaire m'a dit de changer le pansement tous les trois jours. Je m'y suis donc collé et ça a été beaucoup plus facile que celui d'Amandine. J'ai ensuite mis le pigeon en cage, finalement vide après la libération de Grégoire. Avant ça, je devais l'attraper deux fois par jour pour lui administrer l'anti-biotique, ce qui le traumatisait beaucoup. Là il sera beaucoup plus facile à capturer. Il n’appréciera pas la captivité de quelques jours séparé de sa femelle mais pas le choix.
Mardi 9 avril : La patte de Regan se remet, il a toujours un peu mal mais cela ne l'empêche pas de vadrouiller à droite, à gauche. J'ai surpris le couple en train de se faire des mamours. La première photo montre la "tête" des pigeons lorsqu'ils ont vu le premier flash. Amandine est à droite et Regan à gauche.
Jeudi 11 avril : Quelques photos du couple prenant un bain de soleil puis au repos post-baignade. Amandine à gauche, Regan à droite. J'aime beaucoup les observer et les photographier.
Lundi 15 avril : Je trouve que l'état de Regan a empiré. Sa patte semble le faire beaucoup souffrir, il la garde en l'air et reste souvent couché. Il boite énormément et il lui arrive de se rattraper avec l'aile pour ne pas tomber sur le côté. Le vétérinaire m'avait dit de le lui ramener si je constatais que la patte ne se remettait pas correctement, je le ferai donc jeudi. Le docteur amputera probablement Regan comme il l'avait suggéré dans ce cas de figure. Navré pour la présence de fientes sur la première photo, elle a été prise avant le grand nettoyage hebdomadaire.
Jeudi 18 avril : La nuit dernière j'avais tenté
d'attraper Regan alors que tout était noir, mais il a fallu un bon moment
pour y arriver car il arrivait malgré tout à me voir et s’échapper.
Lorsque je l'ai finalement saisi, je l'ai mis sur le canapé avec un
panier à linge dessus pour ne pas avoir à lui courir après en plein
journée. Le matin suivant, je suis réveillé par un horriblement
roucoulement désespéré, un bruit que je n'avais encore jamais entendu...
Regan était au trente-sixième sous-sol et appelait sa femelle. Cette dernière l'a
cherché un peu partout : sur tous les perchoirs habituels, elle s'est
déplacée parterre, a fureté puis est allé voir sur le haut de l'armoire qui lui
sert de nid, c'est de là qu'elle a pu apercevoir son mâle sur le canapé.
Elle est allé se percher devant le panier à linge, Regan était excité,
faisait les cent pas et tentait de passer la tête à travers les trous du
panier pour atteindre sa femelle. C'était très triste à voir, mais pas
le choix car la cage était déjà prise par Corentin. J'ai emballé ce dernier et Regan dans des serviettes (pas de cage de
transport sous la main) puis suis allé prendre le bus pour rentrer chez
moi.
Je
me suis rendu chez le vétérinaire en début d'après-midi. Il y avait peu
de monde et le docteur m'a reçu rapidement. Je lui ai expliqué que
Regan souffrait beaucoup trop et que cela l'handicapait énormément. Il a
inspecté la patte et a très vite compris que le pigeon s'appuyait
uniquement sur la zone nécrosée. Une seule solution : l'amputation. Il
s'est demandé s'il pourrait n'amputer que le "pied" afin de laisser un
bout d'os et permettre à Regan de marcher dessus, mais il était réservé
quant à cette possibilité à cause de l'état des tissus qui ne
permettraient peut-être pas de faire une suture à ce niveau là. J'ai
laissé Regan entre les main du vétérinaire et suis revenu deux heures
plus tard. J'ai récupéré le pigeon avec la patte amputée au même niveau
qu'Amandine.
Comme le cagnait le docteur, la peau était trop endommagée pour faire
une suture à l'articulation du "pied", il a donc fallu amputer plus
haut. Regan a reçu une injection d'anti-douleur et d'antibiotique, je ne
dois lui donner qu'une goutte d'anti-inflammatoire durant cinq jours.
J'ai mis un Regan toujours sous l'influence de l'anesthésie dans dans
une cage confortable pour qu'il récupère un peu cette nuit. Demain je le
ramènerai sur mon lieu de travail, le garderai en cage le temps de lui
administrer son médicament et de lui changer le pansement.
Lundi 22 avril : Regan va très bien. Je l'ai ramené sur
mon lieu de travail, le mettant dans un premier temps en cage.
Malheureusement monsieur voulait rejoindre sa femelle qui l'appelait.
Malgré les draps sur la cage, il n'arrêtait pas de se jeter contre les
barreaux au risque de se blesser. J'ai ensuite attrapé Amandine, pensant
qu'il se calmerait en ayant sa femelle avec lui, mais ça a été encore
pire : les deux se jetaient contre les barreaux et se faisaient peur
l'un l'autre, n'ajoutant que plus de panique. J'ai finalement décidé de
les lâcher tous les deux afin qu'ils ne se blessent pas. Regan est parti
directement se percher dans son nid, tandis qu'Amandine est allée sur
le frigidaire. S'en est suivi un concert de roucoulements pour exprimer
leur contentement de se revoir après seulement une journée et demie de
séparation.
La
vidéo qui suit montre tout d'abord la difficulté qu'avait Regan à se
déplacer. Les images datent un peu et son état n'a fait qu'empirer, d’où
ma décision de le ramener chez le vétérinaire. Vous pouvez ensuite voir
dans la deuxième partie le concert de retrouvailles. J'entends souvent
ce bruit lorsqu' l'un des partenaires rejoint l'autre au nid, mais il ne
dure jamais autant. Le concert a donc duré un bon quart d'heure, puis
Amandine a rejoint son mâle au nid et je ne les ai plus entendu de la
journée. J'attrape monsieur une fois la nuit tombée afin de lui donner
un anti-inflammatoire, puis je le remets en place. La journée, il reste
tranquille sur le dossier du canapé afin de se remettre.
Jeudi 25 avril : Amandine et Regan vont toujours bien, je leur ai mis une serviette confortable sur le nichoir duquel ils regardent par la fenêtre, ils l'adorent. J'ai enlevé le pansement de monsieur, la suture que j'ai nettoyée est un peu moins jolie que celle de madame, mais ce n'est pas surprenant car la peau est de moins bonne qualité. Quoiqu'il en soit la cicatrisation se passe bien.
Mercredi 8 mai : Regan va bien, la cicatrice et jolie et il s'habitue à son état. Amandine a pondu une paire d’œufs que je me suis empressé de remplacer par des faux. Elle les couve la nuit pendant que monsieur dort à ses côtés, et le matin venu, elle est remplacée pour la journée.
Mercredi 15 mai :
J'ai ramassé et stérilisé au four quelques brindilles. Je les avais
laissées sur la table pour les emmener chez moi et les donner à mes
couples. Je me suis endormi et ai été réveillé par des claquements
d'ailes récurrents. En ouvrant les yeux j'ai surpris Regan en train de
trier les bouts de bois pour sélectionner ceux qu'il allait ensuite
offrir à sa femelle en train de couver. Il se posait sur le bord du nid,
déposait la brindille devant sa belle et repartait aussi sec pour en
ramener une autre. Amandine était ravie de recevoir ces petits cadeaux
qu'elle accueillait avec de petits roucoulements de contentement et de
satisfaction.
Lundi 3 juin : Regan est d'humeur territoriale car Amandine va pondre d'ici peut de temps. Il ne supportait plus la présence de Maurine, lui donnait des coups de bec, lui atterrissait dessus et la chassait jusque dans sa cachette entre le frigidaire et le mur. J'ai donc mis la pigeonne en sécurité et vais attendre que les œufs soient pondus. Regan sera alors occupé toute la journée à les couver, je remettrai Maurine dans le studio pour qu'elle ait de la compagnie et ne reste pas seule, Amandine ne faisant preuve d'aucune agressivité. Regan a voulu déménager du toit de la penderie vers une étagère, il resté plusieurs heures perché dessus à appeler sa femelle mais celle-ci ne semblait pas du tout intéressée. Du coup, il a fini par abdiquer et le nid reste où il était.
Jeudi 4 juillet : Après le départ de Bathory et ses petits, Amandine et Regan respirent enfin. Ils se réapproprient l'intégralité du studio et ont pu prendre un bain tranquilles. Après la baignade, le couple s'est couché sur le canapé, Amandine posant la tête sur le dos de son mâle. Meilleure résolution ICI.
Vendredi 12 juillet : Regan et Amandine continuent leur
petite vie tranquille. Je continue de leur donner des brindilles
que Regan ramasse. Si Amandine n'est pas dans son nid, il va la voir
pour lui montrer la brindille qu'il tient dans son bec puis va la déposer
dans le nid.
Mardi 10 septembre : Amandine et Regan se sont très bien adaptés à la vie en volière. Pour le moment, ils la partagent avec Patrick, tout se passe bien entre ces trois là. Demain l'extension devrait être livrée.
Vendredi 13 septembre : Amandine et Regan ont investi la caisse aménagée d'un coussin de chaise moelleux pour nicher. Ils sont en pleine période de roucoulades et mamours. Je vais les voir tous les jours pour les nourrir, changer l'eau et gratter les fientes des planches. Il adorent prendre des bains de soleil allongés sur la terre.
Vendredi 28 octobre 2022 : Amandine me semblait fatiguée depuis quelques semaines. Elle reste souvent couchée, ne se levant que pour aller boire et manger. En y repensant, son état a semblé décliner en même temps que son mâle, Regan, que j'ai dû faire euthanasier car devenu trop handicapé et faible. J'espère que son état ne va pas se dégrader au point de devenir comme celui de son ancien compagnon...
Dimanche 5 février 2023 : Amandine est toujours fatiguée, elle passe beaucoup de temps à dormir et prendre des bains de soleil. Elle continue de se nourrir normalement, de boire, se baigner mais ne s'est pas remise en couple.
Dimanche 22 décembre 2024 : Amandine va bien mais préfère rester célibataire.Sur les photos, le pigeon de droite voulait seulement passer mais Amandine l'a attaqué. Il a quand même réussi passer malgré les coups de bec.